Plus libre et plus vivant

Pendant longtemps, j’ai pensé ne pas être concerné par la demande de Jésus d’aimer nos ennemis.
Ma vie était « normale ». J’avais un bon travail et une famille très ouverte aux autres. Cependant, je ne me sentais pas vraiment tranquille. Il y avait quand même des personnes que j’évitais,
que j’avais offensées et même repoussées dans une partie de ma mémoire d’où elles ne pouvaient plus venir me déranger. Parfois, au lieu de me mettre en face de certaines situations, j’avais
fui. Armé de courage, j’ai pu me constituer une liste « d’ennemis » pour lesquels je voulais faire quelque chose : un appel téléphonique, une nouvelle, une rencontre. Ce n’était pas simple car des mauvaises excuses, des réflexions me revenaient toujours en tête.
Mais je suis heureux d’avoir réussi à les surmonter.
Après chaque rencontre, je me suis senti plus libre et plus vivant.

Traduit par Jean Maure de Neue Stadt de 05/02/2022

Tiré de la revue Nouvelle Cité juillet août 2022

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