J’ai arrêté de travailler et je suis allée à l’église

Pour le 81ᵉ anniversaire de mon beau-père, mon mari et ses quatre frères et soeurs ont voulu organiser une fête et une réunion de famille. Ce n’était pas facile à mettre en place en raison de toutes les restrictions imposées par la pandémie ; ils ont donc opté pour un pique-nique. Comme mes belles-soeurs étaient très occupées par leurs métiers respectifs, et parce que mon mari est l’aîné de la famille, j’ai proposé de préparer le repas pour tout le monde.
Les préparatifs se sont poursuivis jusqu’à la veille du pique-nique, et la fatigue a pesé non seulement sur mon corps mais aussi sur mon âme. Même si j’ai essayé de tout faire avec amour, en pensant à maintenir le sens de la famille, j’ai été submergée de jugements envers les autres, qui m’avaient laissée seule avec tant de travail à faire. Il me semblait impossible d’affronter toute la famille le lendemain.
J’ai soudain arrêté de travailler et je suis allée à l’église. En priant, une conviction s’est imposée à moi : si j’aime sans rien attendre de personne, je peux apporter aux autres la présence de Dieu en moi. J’ai été envahie par une grande paix. J’ai également eu l’idée de faire un cadeau à mon beau-père en préparant une plaque de remerciement. Lorsque je suis rentrée chez moi, la situation n’avait pas changé, mais je ressentais une lumière au lieu d’un fardeau.
Le jour de l’anniversaire, le « virus » de l’amour qui avait commencé dans notre famille a infecté d’autres personnes : tout le monde était plein de joie, et les beaux-parents étaient émus aux larmes.
Son Ho-yeon, Corée
Témoignage tiré de la newsletter de février 2022 (n° 7) éditée par le Centre pour le dialogue interreligieux du mouvement des Focolari.

Tiré de la revue Nouvelle Cité mai-juin 2022

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